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Checklist de la première année du chiot et du chaton

01/06/2026 Conseils du vétérinaire
Checklist de la première année du chiot et du chaton

❖ Adoption et arrivée à la maison

L’adoption doit idéalement se faire à partir de 8 semaines minimum, après le sevrage.

Bien choisir son animal

  • Renseignez-vous au préalable sur les besoins de l’espèce et les spécificités de la race.
  • Privilégier un élevage, une association ou un refuge sérieux.
  • Observer les conditions de vie et, si possible, les parents (surtout en élevage : demandez également à consulter les papiers et éventuels dépistages des parents).
  • Vérifier les documents : certificat de cession, identification, carnet de santé.
  • L’animal doit être identifié obligatoirement (puce ou tatouage).
  • Les premiers vaccins et antiparasitaires sont déjà réalisés.
  • Vous devez signer le Certificat d’Engagement et de Connaissance pour toute acquisition d’un chien ou chat à titre onéreux ou gratuit. Il s’agit d’un document d’information qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les détenteurs avant l’acquisition. Sa signature certifie que l’acquéreur a bien pris connaissance des besoins de l’animal et s’engage à les respecter.

Préparer son arrivée

  • Couchage, gamelles, litière (chat), laisse et harnais (chien)
  • Transport sécurisé : cage de transport, ceinture de sécurité, …
  • Sécurisation du logement :

o fenêtres et balcons (chat)

o jardin clôturé (chien)

o produits ménagers, fils électriques, plantes toxiques, petits objets

  • Prévoir des jouets et zones de repos (“zone refuge”)
  • Si d’autres animaux déjà présents dans le foyer : présentations progressives et encadrées

❖ Alimentation et croissance

Une alimentation adaptée est essentielle pour une croissance harmonieuse.

  • Choisir une alimentation “spécial chiot” ou “spécial chaton”, de bonne qualité. Attention au marketing de certaines marques qui peut souvent être trompeur.
  • Demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix des croquettes ou le calcul de la ration.
  • Toute transition alimentaire doit être progressive sur plusieurs jours (notamment si vous changez d’alimentation au moment de l’arrivée à la maison).


❖ Suivi vétérinaire et vaccinations

La première visite

Dans la première semaine après acquisition : examen complet, conseils santé, alimentation, comportement, …

Calendrier vaccinal (indicatif)

  • 2 mois : primo-vaccination (souvent déjà réalisée par l’éleveur/association)
  • 3 mois : rappel
  • 4 mois : rappel
  • 1 an : rappel + visite pubertaire (fin de croissance)
  • Puis : rappels annuels selon le protocole

Le calendrier vaccinal dépend du mode de vie de chaque animal, il sera donc réalisé de façon personnalisée par votre vétérinaire.

Le vétérinaire vous conseillera également concernant la stérilisation : intérêt, moment adéquat pour la réaliser, …

Voici la liste des vaccinations possibles selon l’espèce et le mode de vie :

Chien :

  • Vaccins essentiels : maladie de carré, hépatite infectieuse, parvovirose, parainfluenza (un des agents de la toux du chenil) et leptospirose.
  • Selon le mode de vie de l’animal : toux du chenil, piroplasmose, maladie de Lyme, leishmaniose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Chat :

  • Vaccins essentiels : typhus, coryza, leucose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Le protocole vaccinal est toujours adapté au mode de vie de l’animal par votre vétérinaire.

Antiparasitaires (puces, tiques, vers)

Parasites internes

  • Traitement tous les mois jusqu’à 6 mois
  • Puis tous les 3 à 6 mois selon le mode de vie

Parasites externes

  • Traitement recommandé dès l’arrivée
  • Indispensable pour les animaux sortant à l’extérieur
  • Toujours utiliser des produits adaptés au poids et à l’espèce.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

❖Socialisation et apprentissages

La période entre 2 et 4 mois est une phase clé du développement comportemental.

À favoriser progressivement :

  • Contact avec différentes personnes (adultes, enfants, seniors)
  • Habituation aux bruits du quotidien (aspirateur, voiture, sonnette…)
  • Découverte de nouveaux environnements (ville, transports…)
  • Manipulations douces (pattes, oreilles, bouche) pour entraîner l’animal aux soins
  • Rencontres avec d’autres animaux, de façon sécurisée

Chaque expérience doit être associée à quelque chose de positif (jeu, friandise, caresse).

Apprendre la solitude

  • Habituer progressivement l’animal à rester seul
  • Éviter le sur-attachement

❖ Propreté et éducation de base

Chez le chien

  • Sorties fréquentes : réveil, repas, jeu, coucher
  • Féliciter immédiatement les réussites
  • Patience : les accidents sont normaux au début
  • Éviter toute punition (inefficace et contre-productive)
  • Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger, lâche, le rappel.
  • Stopper les comportements de mordillement le plus tôt possible

Chez le chat

  • Litière accessible en permanence
  • Montrer le bac dès l’arrivée
  • Un bac par chat + un supplémentaire recommandé
  • Nettoyage quotidien (les chats sont très sensibles à la propreté)
  • Éviter les litières parfumées

En cas d’accident

  • Ne jamais punir
  • Nettoyer avec un produit enzymatique
  • Chercher une cause possible (stress, maladie, environnement)

❖ Jeux, stimulation et enrichissement

Le jeu est essentiel pour le développement physique et mental.

  • Jouets adaptés, sécurisés et variés
  • Griffoirs indispensables pour les chats (griffades naturelles)
  • Jeux réguliers pour éviter l’ennui (surtout en intérieur : jouets d’occupation)
  • Attention aux petits objets dangereux (ingestion possible)

❖ Erreurs fréquentes à éviter

  • Donner du lait de vache (intolérance fréquente)
  • Laisser sortir trop tôt sans surveillance
  • Changer brutalement d’alimentation
  • Déranger excessivement le sommeil
  • Donner des jouets non sécurisés

Erreurs d’éducation courantes

  • Répondre systématiquement aux miaulements ou demandes
  • Jouer avec les mains (favorise morsures/griffures)
  • Céder systématiquement aux demandes alimentaires
  • Utiliser des punitions physiques
  • Négliger la socialisation

❖En résumé

La première année de vie est une période fondatrice. Une bonne alimentation, une prévention vétérinaire adaptée, une socialisation progressive et un cadre sécurisé permettent de construire un animal équilibré et en bonne santé.



Mon animal a mauvaise haleine
Mon animal a mauvaise haleine

02/11/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Mon animal a mauvaise haleine❖ D’où vient la mauvaise haleine (appeléhalitose) ?Les bactéries se trouvent à l’état naturel dans la salive et s’agglomèrent à la surface des dents en produisant des substances qui forment la plaque dentaire. Puis la plaque s’épaissit, se minéralise pour former le tartre (épaisseur marron sur les dents) qui passe sous la gencive, provoquant douleur, saignements et, au fur et à mesure, le déchaussement des dents. Le tartre est un nid à bactéries :1 mg de plaque dentaire contient environ 10 millions de bactéries ! Ce bouillon de culture provoque mauvaise haleine, des abcès dentaires et même des infections cardiaques et rénales.Les animaux rencontreront des difficultés à s’alimenter.Combattre le tartre est donc essentiel pour la santé, le bien-être de votre animal et le vôtre !❖ Quels sont les facteurs de risque ?Les chiens de petites races (Caniche, Yorkshire, Shit-su, Chihuahua, Pinscher…), ceux souffrant d’anomalies ou chevauchement (races prognathes) sont plus sujets à accumuler la plaque dentaire. Certains chats souffrent de maladies chroniques (ex : le FIV « Sida des chats ») qui favorisent les gingivites et les douleurs dentaires mais comme les autres carnivores, ils ne sont pas exclus du processus de calcification de la plaque dentaire, des infections et des déchaussements des dents.Plus l’animal vieillit, plus la pathologie évolue. Certains sujets commencent à avoir du tartre à partir de 2 ans mais en moyenne, il se forme entre 5 et 8 ans. L’alimentation molle favorise l’accélération du processus de minéralisation de la plaque dentaire par absence de mastication et de frottement des aliments sur les dents comme le font les croquettes.❖ Que peut faire mon vétérinaire ?Votre vétérinaire, selon le stade de la maladie parodontaire, pourra proposer de pratiquer un détartrage à ultrasons sur votre animal de compagnie. Les vibrations décollent et disloquent le tartre et un jet d’eau continu l’évacuation tout en évitant l’échauffement des gencives. C’est une intervention identique à celle que l’on subit chez notre dentiste mais qui nécessite chez l’animal une anesthésie générale. Difficile d’expliquer à l’animal conscient pendant une telle intervention, qu’il doit garder la gueule ouverte, ne pas bouger, ne pas mordre…Le vétérinaire profitera de cette intervention, si le besoin s’en fait sentir, pour retirer les dents douloureuses, déchaussées, infectées ou victimes de résorption dentaire (fréquente chez les chats). Cette intervention a en moyenne lieu tous les 2 ou 3 ans mais elle est parfois nécessaire chaque année chez certains patients.Question curieuse : Comment puis-je aider mon animal ?Un chien possède 42 dents, un chat 30 à l’âge adulte. Imaginez votre haleine toute une vie sans vous laver les dents !Des solutions existent pour aider votre animal à avoir des dents blanches, saines, et une haleine fraiche.Brosser les dents est sans conteste, comme pour nous, la méthode la plus efficace (le brossage réduit de 50% la plaque dentaire). Avec une brosse de petite taille souple et un dentifrice en pâte abrasive appétente que le chien peut avaler, en commençant par les dents de devant puis en allant vers les faces externes des molaires (supérieures en particulier). Des doigtiers en caoutchouc rugueux existent pour remplacer la brosse à dent et sont souvent mieux tolérées chez les animaux non habitués. Brosser les dents est un apprentissage à commencer dès le plus jeune âge pour que cette habitude devienne coutumière.Il existe d’autres méthodes moins intrusives visant à retarder l’apparition du tartre : les lamelles à mâcher à utiliser quotidiennement, elles sont parfois caloriques et n’ont d’utilité que si l’animal les mâche avant de les avaler, des croquettes/friandises spéciales, des jouets avec des picots ou des poudres à dissoudre dans l’eau de boisson.Bien sûr, ces méthodes n’excluent pas des détartrages parfois réguliers. Elles limitent, ralentissent juste le processus.72% des Français se lavent les dents 2 fois par jour minimum et malgré cela, en moyenne, ils subissent un détartrage une fois/an. Références :1. L’animal qui a le plus de dents https://www.geo.fr/environnement/quel-est-lanimal-qui-a-le-plus-de-dents-209931#:~:text=Il%20s'agit%20du%20Tatou,est%20pas%20sa%20seule%20originalit%C3%A9%20!2. Mon animal a mauvaise haleine https://www.tonyetleon.fr/post/mon-animal-de-compagnie-a-mauvaise-haleine3. Dentiste vs vétérinaire https://www.youtube.com/watch?v=6gwbqTaEN8A4. Comment laver les dents de son chien https://www.youtube.com/watch?v=6gwbqTaEN8A

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La maladie hémorragique, qu’est-ce que c’est ?
La maladie hémorragique, qu’est-ce que c’est ?

03/10/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

La maladie hémorragique, qu’est-ce que c’est ?La maladie hémorragique du lapin est causée par un Lagovirus de la famille des Calicivirus. Il est apparu initialement dans les années 80 en Chine et a commencé à se répandre parmi les populations de lapins européens sauvages au début des années 90. Le variant historique est le VHD1. Un deuxième variant, le VHD2, est apparu en France en 2010 avant de se répandre en Europe puis en Australie et enfin d’atteindre les populations de lagomorphes d’Amérique du Nord depuis 2019. Ce deuxième variant est aujourd’hui le plus fréquemment impliqué dans les cas de maladie hémorragique diagnostiqués. ❖ Quels sont les animaux qui peuvent être touchés par la maladie ?Le variant VHD1 touche exclusivement les lapins dits européen (Oryctolagus cuniculus), à la différence du variant VHD2 qui peut infecter toute espèce de lagomorphes (le lapin de Garenne, le lapin domestique, les lièvres, les lapins du genre Sylvilagus spp.). Il y a également une différence entre les deux variants en ce qui concerne l’âge des lapins qui peuvent être infectés. En effet, le variant VHD1 ne touche pas les lapereaux de moins de 8 semaines, là où le variant VHD2 touche les lapins de tout âge.❖ Comment le virus se transmet-il ?Le virus peut se propager par contact direct ou indirect avec un lapin malade (vivant ou mort, selles de prédateurs) ou par contact avec une alimentation contaminée par des déjections de lapins malades (foin, granulés, légumes). Le virus est effectivement très résistant dans le milieu extérieur. Il peut survivre plusieurs mois dans l’environnement et garder son pouvoir contaminant. Le virus résiste aux UV, à la congélation et à des températures supérieures à 50°C pendant quelques heures. En revanche, une exposition à l’eau de Javel 10% pendant 5 à 10 minutes permet de désinfecter les surfaces contaminées. Dans une moindre mesure, la contamination peut aussi se faire via des piqures d’insectes (moustiques, puces…).❖ Quels sont les symptômes observés lors d’une maladie hémorragique ?Le virus provoque une nécrose du foie et parfois de la rate ainsi que des problèmes de coagulation à l’origine d’une hémorragie dans plusieurs organes.En l’absence d’un protocole vaccinal correct, le taux de mortalité est proche des 100% pour les infections par le VHD1, et autour de 70-80% pour le VHD2, même s’il tend à augmenter ces dernières années. La forme suraiguë de la maladie entraine une mort très rapide parfois sans symptômes préalables.Lorsque la mort n’est pas immédiate, le lapin infecté peut développer des symptômes généraux (syndrome fébrile, anorexie, abattement), une pâleur des muqueuses ou des muqueuses bleutées (cyanose) ou jaunes (ictère), des symptômes neurologiques, respiratoires, des signes d’hémorragie. Le décès intervient en général au bout de 3 à 4 jours.❖ Comment diagnostiquer la maladie hémorragique du lapin ?Le diagnostic ante-mortem est rarement possible en raison du taux de mortalité rapide élevé. La prise de sang peut montrer une anémie, une diminution des globules blancs et des plaquettes, et une élévation des paramètres sanguins hépatiques. Lorsque l’animal meurt, il est possible de réaliser une autopsie et une biopsie du foie pour effectuer une PCR à la recherche du virus. L’analyse permet de différencier les deux variants de la maladie.❖ Quel est le traitement possible ?Il n’existe pas de traitement spécifique contre la maladie hémorragique. Lorsqu’il est possible de diagnostiquer rapidement la maladie, la mise en place d’un traitement de soutien (perfusion, soutien alimentaire, antibiothérapie, gestion de douleur, soutien de la fonction hépatique…) peut aider le patient à passer la phase critique de la maladie, notamment lorsque l’animal est à jour de ses vaccins.En revanche, lorsqu’il n’est pas correctement vacciné l’issue est le plus souvent fatale.❖ Comment peut-on prévenir la maladie ?Seule la vaccination permet de prévenir la maladie. Il existe dorénavant un vaccin trivalent permettant de vacciner contre la myxomatose ainsi que les deux variants de la maladie hémorragique en une seule injection annuelle. Les effets secondaires sont rares et consiste le plus souvent en une réaction localeau point d’injection. Le protocole vaccinal peut être adapté en fonction des vaccins que le lapin a reçu au préalable ou de son état de santé. La balance bénéfice/risque peut être discutée en consultation. Question curieuse : Qu’est-ce que le contrôle biologique d’une population par le biais d’un virus ?Le lapin de Garenne a été introduit en Australie à la fin du 18ème siècle par les colons Britanniques qui les avaient embarqués avec eux pour pouvoir se nourrir de leur viande. Des individus ont vraisemblablement pu s’échapper des élevages et ils se sont rapidement adaptés à l’environnement australien et ont très rapidement proliféré. Les lapins sont devenus rapidement une menace écologique en raison de leur surpâturage qui occasionne une accélération de l’érosion et la disparition de nombreuses espèces végétales. Le gouvernement australien a utilisé de nombreuses techniques pour tenter de juguler la prolifération de l’espèce dont la lutte biologique par le biais de maladies contagieuses comme la myxomatose ou la maladie hémorragique. Les lapins sauvages ont rapidement développé une certaine résistance à la myxomatose mais l’essai avec la maladie hémorragique semble plus fructueux. Cependant, cela représente maintenant un risque pour les lapins domestiques d’Australie, mais aussi pour les efforts de conservation du lapin sauvage dans d’autres régions du globe en raison de la résistance du virus dans le milieu extérieur et de la facilité de sa dissémination notamment grâce au tourisme. Références :QUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ed.Saunders WB. 2020 : 656pVARGA M. Textbook of rabbit medicine. 2nd ed. Butterworth Heinemann Elsevier. UK. 2014 : 494p.

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La dysplasie de la hanche
La dysplasie de la hanche

01/09/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

La dysplasie de la hanche Nous avons tous déjà vu le berger allemand du voisin avoir son train arrière qui flanche, se dérobe. Eh bien oui ! Il est probablement atteint de cette  malformation articulaire issue d’un problème de développement de l’articulation pendant sa croissance. L’instabilité ou laxité excessive de l’articulation de la hanche provoquera une déformation de la cavité, la disparition du cartilage et formation d’excroissance osseuses douloureuse et invalidante. ❖ Mon chien peut-il être dysplasique ?Le chien ne nait pas dysplasique, ses hanches sont normales à la naissance et la maladie se développe pendant la croissance. C’est une maladie héréditaire dont certaines races (surtout de grande taille) sont plus touchées que d’autres : Le berger allemand, Labrador, Golden retriever, Rottweiler, Saint Bernard, Bouvier Bernois, Dogue de bordeaux sont les plus touchés mais aussi les Bulldog anglais, Cocker, Epagneul, Berger australien, … Cependant, des facteurs environnementaux favorisent l’expression clinique de la dysplasie chez un chien génétiquement porteur : une croissance trop rapide, une activité physique trop intense ou une alimentation inutilement riche en énergie provoquant un excès de poids.❖ Quels sont les signes à détecter ?Des signes cliniques peuvent apparaitre très jeunes, souvent le diagnostic se fait entre 6 et 12 mois mais parfois il n’y aura aucune douleur ou boiterie avant l’âge de 6 ou 10 ans. La dysplasie des hanches n’est pas forcément à l’origine de signes cliniques mais certains signes sont à détecter :- Une intolérance : il fatigue et alterne pendant le jeu des phases où il se couche- Une difficulté à se relever après une phase de repos- Une démarche chaloupée- Un faux galop ou « saut de lapin », les 2 postérieurs sont lancés en même temps quand il court- Un report du poids à l’avant entrainant parfois une hyper-extension tibio-tarsienne puis, en vieillissant, une fonte des postérieurs en faveur d’un développement musculaire des antérieurs et du poitrail.- La boiterie, même intermittente, n’est pas le principal symptôme au début de la maladie.Le dépistage précoce est primordial sur les races à risque ou si le doute est présent, afin de prendre les bonnes décisions rapidement (certaines chirurgies ne sont pas possibles passées un certain âge).Après un examen orthopédique, le vétérinaire procèdera à des manipulations et mesures radiographiques sous sédation (certains examens peuvent être pratiqués par des vétérinaires spécialisés).❖ Quels sont les traitements existants ?Être dysplasique n’est pas une fatalité. Certes, votre chien aura un suivi régulier mais des traitements sont adaptés au cas par cas et en fonction du stade et de l’évolution :- Mesures hygiéniques adaptées (activité raisonnée et limitée, alimentation adaptée pour maintenir un poids corporel minimal)- Cures d’antalgiques et suppléments protecteurs du cartilage- Chirurgie sur chien jeune ou d’âge moyen : la symphysiodèse juvénile pubienne entre 10 et 20 semaines d’âge ; la double ou triple ostéotomie du bassin sur les chiens de 8 à 10 mois, la prothèse de hanche à partir de 1an ; l’ostéotomie de la tête fémorale à n’importe quel âge (empêchera la douleur mais l’exercice de votre chien devra être limité toute sa vie).- La physiothérapie aidera bien votre animal (laser, hydrothérapie, rééducation fonctionnelle...) Pour en savoir plus :1. Exercices à réaliser à la maison : articles et vidéos https://pro.mikan-vet.com/blog/article/dysplasie-de-la-hanche-exercices-a-realiser-a-la-maison.html#2. La dysplasie de la hanche chez le chien https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/dysplasie-de-hanche-chez-chien/Références :cf celles précédemment citéesVous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Mon chat urine partout !
Mon chat urine partout !

01/08/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Pourquoi mon chat urine partout ?!C’est agaçant, mais est-ce grave ?Un chat est propre, il ne se venge pas et n’a pas de revendication. Quel que soit l’âge, le sexe ou la race, s’il urine en dehors de sa litière, ne soyez pas fâchés, gardez votre calme, il a un souci. Il faut alors déterminer s’il s’agit de marquage ou de malpropreté, car ce symptôme peut révéler un problème d’ordre médical pouvant être grave. ❖ Marquage urinaire ou malpropreté ?Un chat qui procède au marquage urinaire d’un lieu, renifle une zone verticale, se tourne, reste debout, dos bombé, queue verticale et frétillante, il émet quelques gouttes très odorantes parfois en jet sur le support vertical. Ces petits spots urinaires ont pour unique but de délimiter le territoire vis- à-vis des intrus. Il agit ainsi quand il ne se sent pas/plus chez lui (ex : déménagement, retour d’un séjour en pension, nouveau meuble ou nouvel animal dans la maison…).Un chat malpropre urine dans des lieux inappropriés (en dehors de sa litière, dans la douche, sur un tapis, un lit…) en se mettant en position accroupie. La malpropreté reflète souvent un état de stress, d’anxiété qui peut avoir des causes profondes qu’il conviendra de traiter avec l’aide de votre vétérinaire. Mais avant tout, la malpropreté est le premier symptôme du syndrome urologique félin.❖ Le Syndrome Urologique Félin (SUF) ou « chat bouché »Le SUF regroupe les affections du bas appareil urinaire (vessie, urètre) qui sont à l’origine de symptômes caractéristiques parfois évolutifs et graves : la malpropreté l’augmentation du nombre de mictions qui sont parfois douloureuses (le chat peut gémir, crier et sa position accroupie se modifie avec un dos qui s’arrondit, à ne pas confondre avec des difficultés à déféquer) l’hématurie : sang dans les urines impossibilité à uriner : l’urètre, petit tuyau qui évacue l’urine de la vessie vers l’extérieur, est obstrué (souvent par un petit cristal) empêchant l’urine de se vidanger de la vessie. La vessie gonfle pour former un « globe vésical » avec risque de rupture de sa paroi. Ne pouvant plus uriner, le chat s’intoxique avec ses propres déchets, c’est une insuffisance rénale aigüe. Il sera apathique, anorexique, son abdomen sera douloureux et pourra vomir. C’est une urgence absolue, son état se dégrade pouvant entrainer sa mort en 48h. Dirigez-vous au plus vite chez votre vétérinaire afin qu’il puisse procéder à des analyses, le sonder et le placer sous perfusion.Il existe des facteurs de risques connus qui favorise la survenue du SUF : l’anatomie de l’urètre du chat mâle, un animal qui boit peu, la sédentarité et des régimes alimentaires bas de gamme (riches en phosphore et magnésium) sont à l’origine d’une modification de pH urinaire et la précipitation des sédiments pour former des micros-cristaux pouvant s’agglomérer en calculs.Quelles que soient les causes des SUF (anatomiques, bactériennes, tumorales, idiopathiques ou par des cristaux), les problèmes urinaires sont toujours à prendre en charge rapidement car ils peuvent entraîner des conséquences graves.Question curieuse : Les lithiases urinaires c’est quoi ?Les lithiases urinaires est le nom donné aux petits cristaux retrouvés chez la majorité des chats souffrant du SUF. Elles sont susceptibles de provoquer des cystites, de boucher l’urètre ou de s’agglomérer en calculs.Les 2 lithiases les plus fréquentes sont : Les struvites (phosphates ammoniaco-magnésien) se forment à pH basiques dans une urine concentrée en magnésium et phosphore. Ils représentent 50% des cristaux du chat et se dissolvent bien avec une alimentation adaptée. Les oxalates de calcium apparaissent dans une urine concentrée, acide et riche en calcium. Ils représentent 40% des cristaux et peuvent dépendre également de facteurs génétiques (ex : les persans). Ils ne peuvent être dissous mais une alimentation adaptée empêche qu’ils se reforment. Pour en savoir plus et références : Tony et Leon « Mon chat urine partout » : https://www.youtube.com/watch?v=DVfDj2MCg10 Vétovie « le chat bouché » : https://vetovie.com/chat-urines-litiere-sang-calculs-plainte-abattement-croquettes-veterinaire-rennes-vetovie/ CHUV Montreal « blocage urinaire chez le chat » : https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/blocage-urinaire-chez-chat/Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Comment prendre bien soin de votre poisson rouge !
Comment prendre bien soin de votre poisson rouge !

15/06/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre… poisson rouge !Les poissons, dont le « poisson rouge », sont des NAC(1) à la physiologie très particulière dont la santé dépend directement de leur environnement.Autrefois, il a massivement été offert dans les kermesses et les fêtes foraines sans aucun conseil adapté pour son entretien. Les poissons rouges ont donc beaucoup souffert de ce manque d’information et du cliché du poisson dans son bocal.Heureusement, depuis quelques années les choses changent et aujourd’hui le bocal rond n’est plus commercialisé en France. Cet article vise à passer en revue les conseils environnementaux permettant de maintenir votre poisson en bonne santé. ❖ Comportement et environnement :Le « poisson rouge » est un poisson d’eau douce appartenant à la famille des Cyprinidés. Il s’agit officiellement d’un animal domestique issu d’un élevage sélectif d’une forme sauvage de l’espèce (le cyprin doré) réalisé en Chine à l’époque des premières dynasties. C’est un poisson d’eau froide ce qui signifie qu’il peut vivre en aquarium à la maison, à l’écart des sources de chaleur, ou dans un bassin extérieur. Il s’agit d’un animal grégaire qui vit en banc, il est donc conseillé d’en adopter au moins deux ou trois.Un aquarium avec un litrage important est requis (entre 50 et 100 L par poisson à l’adoption selon la variété) sachant qu’il faudra probablement augmenter la taille du bassin à l’âge adulte. La température de l’aquarium doit être maintenue entre 10 et 25°C et le pH de l’eau entre 6.8 et 7.2. Le poisson rouge « pollue » très rapidement son eau, il est donc nécessaire d’avoir un système de filtration efficace (pompe externe avec une capacité de filtration faisant au moins 3 à 4 fois le litrage de l’aquarium par heure). Pour les mêmes raisons, un renouvellement partiel régulier (environ ¼ du litrage une fois par mois) de l’eau de l’aquarium est conseillé. Il s’agit d’un poisson diurne. Un éclairage artificiel avec un spectre adapté aux aquariums est préférable à un éclairage naturel car l’intensité et la photopériode peuvent être contrôlés. L’éclairage favorise notamment la croissance correcte des plantes dans l‘aquarium sans favoriser le développement des algues indésirables. Une photopériode de 10 à 12h maximum est conseillée. En milieu sauvage, ce poisson vit dans des eaux calmes à faible courant, il n’est donc pas nécessaire d’équiper l’aquarium avec un système mettant l’eau du bassin trop en mouvement afin d’éviter de créer un stress environnemental chronique.Dans la nature, le poisson rouge recherche sa nourriture en remuant le substrat. La mise en place d’un substrat adapté au fond de l’aquarium est donc conseillée pour reproduire au maximum le milieu naturel. Par ailleurs, cela permet également de planter des végétaux aquatiques naturels dans l’aquarium, qui sont à la fois une source de cachettes et de nourriture, permettent de fixer le substrat et participent à l’assainissement de l’eau. Il est aussi possible d’agrémenter le fond de l’aquarium de décors naturels ou artificiels fournissant des cachettes supplémentaires.Le poisson rouge est omnivore. En captivité, une nourriture complète et adaptée à l’espèce est possible sous forme de granulés. L’alimentation flottante sous forme de flocons ou paillettes est à proscrire. De plus le poisson peut se nourrir des végétaux présents dans le bassin, ils sont notamment friands de l’élodée, des lentilles d’eau, des anubies et de fougères aquatiques (fougère de Java ou de Sumatra).Des petits crustacés vivants ou congelés peuvent également être distribués de temps en temps. Il est conseillé de respecter 2 à 3 jours de jeûne chez les adultes dans la semaine et de rationner l’alimentation industrielle pour éviter la suralimentation et la pollution de l’eau de l’aquarium.❖ Particularités physiologiques :Le poisson rouge a une espérance de vie d’environ 30-35 ans. A l’âge adulte, il mesure une vingtaine de centimètre, si l’espace à sa disposition pour nager lui permet d’atteindre sa taille maximale.Il existe plusieurs variétés de poissons rouges issus du poisson rouge commun caractérisées par une exagération/hypertrophie d’un caractère morphologique : le Tête de lion , le Voile de Chine, le Bubbleeye ou le Ranchu. Ces caractères peuvent s’avérer être un handicap pour le poisson, ce qui les rend plus sensibles, notamment à certains facteurs environnementaux (température, dureté ou pH de l’eau par exemple).❖ Médecine préventive :Tout comme les autres NAC, les poissons peuvent souffrir de maladies parasitaires externes ou internes qui peuvent être décelées en observant des lésions cutanées, des symptômes digestifs, des symptômes respiratoires ou encore des symptômes plus généraux comme de l’abattement, de l’anorexie, une perte de poids… La mise en place d’un traitement nécessite au préalable une consultation chez le vétérinaire pour déterminer le parasite responsable et mettre en place le traitement le plus adapté.Avant l’introduction d’un nouvel individu dans le bassin/aquarium déjà installé, nous conseillons de respecter une période de quarantaine. Elle permet à la fois de faire une adaptation du nouveau poisson à l’eau de son nouveau milieu de vie mais aussi de surveiller l’apparition d’éventuelles maladies pendant cette durée et de ne pas risquer alors de contaminer l’aquarium et ses éventuels habitants.❖ Reproduction :Le dysmorphisme sexuel est discret et ne se développe qu’à la maturité sexuelle (vers 2-3 ans) : la femelle s’arrondit et sont anus est plutôt convexe, le mâle développe des petits nodules (boutons de noce) sur les ouïes et les nageoires pelviennes et l’anus est plutôt concave.Les poissons rouges se reproduisent jusqu’à environ 10 ans tout au long de l’année en aquarium, et plutôt au printemps dans un bassin extérieur. C’est la période de frai.Question curieuse : Peut-on mettre un poisson dans un aquarium qui vient juste d’être installé ?Non ! L’aquarium a besoin d’être rodé avant d’y mettre les poissons. Le rodage correspond à la période pendant laquelle l’écosystème de l’aquarium va s’équilibrer sans aucune intervention extérieure.Après avoir nettoyé tous les éléments de l’aquarium puis avoir installé le substrat, le décor, les plantes, le système de filtration et d’éclairage et avoir fait la mise en eau, on laisse tourner le système pendant 4 à 6 semaines. Durant cet intervalle, le cycle de l’azote se met en place : dans les premiers jours de l’ammoniaque se forme et ce dernier va être consommer par une bactérie qui se développe à peu près au même moment dans l’eau : Nitrosomonas. Elle va consommer l’ammoniac et le transformer en nitrite, élément toxique pour les poissons. Le pic est observé à peu près à 4 semaines. Il diminue très rapidement grâce à d’autres bactéries (Nitrospiras et Nitrobacter logées notamment dans le substrat et le filtre) qui consomment les nitrites et les transforment en nitrates. Une fois que le taux de nitrites retombe à 0, les poissons peuvent être installés dans leur aquarium.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc. Références :WILDGOOSE WH. BSAVA Manual of Ornemental fish, 2nd ed. BSAVA, Gloucester. 2001: 304p.Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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